Des faits historiques marquants ont été relativement nombreux sur le territoire au cours des siècles. Par exemple en 1570, la rue de Châteaubriant, aurait pu s'appeler la voie royale, car elle vit passer le Roi Charles IX accompagné d'un brillant cortège comprenant notamment la Reine Mère Catherine de Médicis, Marguerite de Valois (future femme de Henri IV), le Duc d'Anjou (futur Henri III), et le Duc de Guise.
Il faut cependant constater que ce pays est surtout un pays de légendes, dont la non moins célèbre est celle de la fée Carabosse.
"En passant un jour la rivière, la vieille fée se fit mal au talon. Ne pouvant se guérir elle même, elle eut recours aux bons soins d'un "Rebouteux" de Redon. Mais le remède que celui-ci lui donna, loin de lui faire du bien, lui durcit les talons, et à mesure que les jours passaient, les jambes se durcirent aussi, puis tout le corps, si bien que la mauvaise fée se trouva changée en pierre. Mais il parait que par les nuits très sombres, elle retrouve sa mobilité et rôde encore dans les bois de la vallée".
Sur la commune, un bon nombre d'édifices, qu'ils soient religieux, seigneuriaux ou non ont été construits tout au long des siècles. Chacune de ces constructions possède un charme qui lui est propre. Mais, toutes apportent à la commune son authenticité : maisons anciennes, le Grand-logis XVème siècle avec tour octogonale, le château de Bruc reconstruit aux XVème et XIXème siècle, le château de Juzet, le Château de Bois Fleury, le château du Brossay de style Empire. Aujourd'hui, tous ces châteaux sont des propriétés privées.
XIXè - XXè siècle - Schiste, calcaire et granit
L'église Saint-Pierre et Saint-Paul est construite en 1886 sur l'emplacement d'un ancien champ de foire. Elle remplace un premier édifice devenu trop étroit et qui ne pouvait être agrandi car il se trouvait enserré entre les vieilles maisons du bourg.
Cependant, la nouvelle église, elle aussi gênée par la présence des habitations, n'a pu être orientée correctement ; son abside est située au nord.
Le bâtiment, qui mêle le schiste local au calcaire plus recherché, s'appuie sur des soubassements de granit. La façade sud, plus récente, n'a été achevée que dans la seconde moitié du XXè siècle.
A noter que cette église ne possède pas de clocher.
Cette église a été renommée "Sainte Anne et Saint Joachim" depuis la création d'un secteur regroupant les églises de Conquereuil, Guémené-Penfao, Guénouvry, Beslé-sur-Vilaine et Massérac.
Granit et calcaire
L'Hôtel de Ville de Guémené-Penfao est construit en 1889 à l'occasion du centenaire de la Révolution française. Les locaux de la mairie occupaient auparavant l'ancienne maison commune, un bâtiment du XVè siècle. Le nouvel édifice est érigé le long de l'axe principal qui traverse la commune, la route reliant Redon à Châteaubriant, dans sa zone ouest, là où les jardins ont, au XIXè siècle, peu à peu cédé la place à d'élégantes maisons bourgeoises. Il est bâti en granit dans les soubassements, pierre solide et imperméable, efficace contre la pénétration de l'humidité, et en calcaire blanc pour le reste. Le Schiste local a bien sûr été négligé.
Comme dans toutes les constructions de prestige de l'époque, les matériaux précieux ont en effet été recherchés, d'autant plus que l'ouverture récente de la ligne de chemin de fer facilitait leur transport. La brique, courante dans le nord de la France, est en Bretagne réservée aux bâtiments plus modestes, tels que les postes ou les gares. La façade de l'hôtel est ornée d'un clocheton dont la cloche originelle a été remplacée par la sirène des pompiers et d'une horloge offerte par Adolphe Simon, qui fut maire du bourg de 1904 à 1919. Le wagonnet de mine placé près du porche est un don de la ville de Courcelles (Belgique), avec laquelle Guémené est jumelée.
ZoomXIXe-XXe siècles - bois - Rue du Grand Moulin
Les épidémies du XIXè siècle provoquèrent un réflexe hygiéniste. Les vêtements sales étant suspectés de véhiculer des germes malsains, la propreté physique devint synonyme de santé physique, voire de rigueur morale. Dans le même temps, médecins et philanthropes dénoncèrent les pénibles conditions de travail des lavandières, amenées à travailler au bord des mares ou des fleuves quelle que soit la saison.
L'assemblée législative vote donc, le 3 décembre 1851, un crédit de 600 000 F destiné à la construction de lavoirs publics. Cinq lavoirs sont construits sur la commune de Guémené-Penfao. Placés le long d'un ruisseau, en aval d'une tannerie, ils étaient fermés le lundi, jour de nettoyage des bassins de tannage. Seuls deux lavoirs subsistent aujourd'hui. Celui-ci est le mieux conservé. Il a gardé le four et les cuves qui servaient à faire bouillir le "gros linge". Le bassin et ses abords sont construits dans la pierre locale : le schiste.
ZoomL'hôpital-hospice de Guémené-Penfao a été construit en 1937 et ouvert en septembre 1939.
Ses promoteurs, en le créant, étaient mus par des préoccupations locales d'humanité pour les personnes âgées et les malades du canton.
Réservé en principe à une population à caractère typiquement rural, édifié au chef lieu de canton, l'établissement ainsi conçu semblait répondre au besoin du présent et de l'avenir.
Cette illusion ne fut que de courte durée et dès 1940, il fallu implanter de toute urgence deux barraquements en bois afin de recevoir les réfugiés qui affluaient de toutes parts.
Les locaux hospitaliers ont été aménagés provisoirement pour héberger plusieurs femmes enceintes qui ne pouvaient pas se déplacer. C'est de là, qu'est né la maternité avec une installation et un matériel sommaires.
Malgré la précarité de ce service, 90 à 100 parturientes y ont été admises chaque année sans qu'aucun accident ne soit à déplorer.
Devant les difficultés administratives croissantes et le manque de personnel qualifié la maternité doit fermer en septembre 1959.
Les lits sont alors occupés par le service de médecine.
De l'hôpital-hospice à la maison de retraite publique autonome
A partir de la fermeture de la maternité en 1959, l'hôpital dispose alors d'un service de médecine et d'une partie hébergement - hospice. En juin 1961, l'établissement est classé "hôpital rural", puis "hôpital local" en 1972. Le service médecine ferme ses portes en 1979. Pendant quelques années, le statut de l'hôpital reste indéfini : l'établissement fonctionne avec les structures d'un hôpital local mais ne possède plus que des services d'hébergement. La transformation du statut de l'hôpital local en maison de retraite publique autonome est effective en 1984.
ZoomTravaux successifs et évolution de la capacité
Les locaux initiaux de l'hôpital deviennent trop petits et mal adaptés dès le début des années 1960. De nouveaux bâtiments de la maison de retraite, d'une capacité de 61 lits sont construits au Pré de la Grée Caillette et inaugurés le 10 décembre 1975. La capacité de l'établissement s'élève alors à 92 lits dont 31 lits dans l'ancien hôpital. Les bâtiments de l'hôpital sont restaurés vers 1975-1977. Ils seront occupés jusqu'en 1999. En 1982, la création de 6 lits supplémentaires est autorisée dans la partie "hospice" de l'hôpital qui passe de 31 lits à 37, ce qui permet d'atteindre une capacité totale de 98 lits.
Un nouveau projet de construction et restructuration germe dès la fin des années 80 et c'est en 1989 que le Conseil d'Administration de l'établissement demande au Président du Conseil Général de bien vouloir fixer à 127 lits la capacité de la Maison de Retraite. Il marque ainsi officiellement sa volonté de voir se réaliser une restructuration de l'établissement. L'objectif est de répondre à l'évolution des besoins des personnes âgées ainsi qu'aux nouvelles exigences de confort et de sécurité. L'opération de construction et de restructuration de l'établissement est conduite entre 1994 et 1999, aboutissant à la cérémonie d'inauguration du 10 novembre 2001.
ZoomLe 8 octobre 2003, la Commission Régionale du Patrimoine et des Sites s’est prononcée favorablement sur la protection au titre des monuments historiques de la Chapelle Saint-Georges.
Mais quelle est donc l’origine de cette chapelle ?
Autrefois, existait le prieuré bénédictin de Penfao qui comprenait les villages de Mézillac, Ligançon, Saint-Georges, Le Pont Bernard, Le Verger, Breizbihan, Claye, Trineuc et Guénouvry ; ce prieuré dépendait de l'abbaye de Paimpont et constituait en quelque sorte une annexe de la vieille paroisse de Guémené (à cette époque-là, Guémené et Penfao étaient deux paroisses séparées).
La chapelle du prieuré était dédiée à Saint-Georges et servait à la fois de chapelle priorale et de chapelle frairienne ; près d'elle, se trouvait le cimetière des bénédictins et de la frairie.
Ce n'est qu'en 1846, lors de la création de la paroisse de Guénouvry, que disparut la vieille et importante frairie de Penfao.
Malgré tout, pendant la Guerre 14-18, des messes furent célébrées dans la chapelle Saint-Georges qui semble dater du XVè siècle.
Cette chapelle fut également utilisée jusqu'au début des années 60 pour les rogations.
Il est à noter que le tableau de « Saint Georges terrassant le Dragon » - qui était fixé au dessus de l’autel. a fait l’objet d’une restauration.
ZoomDans le cadre touristique de Guémené, il faut naturellement faire mention du sanctuaire de Sainte Anne des Lieux Saints sur la Section de Guénouvry, à la limite des communes de Conquereuil et de Marsac-sur-Don.
c'est là, qu'à une date très reculée, le IXème siècle disent les uns, XIème siècle disent les autres, que Sainte Anne aurait commencé à être honorée. Si l'on se reporte à l'historique du Château de Pontveix, on découvre qu'un seigneur du lieu, Maximilien de la Chénaie, aurait engagée Anne de Bretagne, en tournée de chasse dans les environs, à faire l'ascension de la Sainte Colline.
Quel aspect revêtait le sanctuaire qui reçut les honneurs de l'illustre visiteuse ? Nous l'ignorons. La première chapelle qui s'offre à la description, est celle qui existait en 1846, lors de la fondation de la paroisse de Guénouvry. Si l'on en croit la chronique, cette chapelle n'offrait aucun intérêt et si elle n'avait pas été le rendez-vous d'une grande dévotion à Sainte Anne, elle n'aurait exercé aucun attrait. Mais déjà, à ce moment là, comme de temps immémorial, le pélerinage des Lieux Saints était très fréquenté.
Cette chapelle primitive fut démolie pour faire place à une plus grande, celle que nous connaissons aujourd'hui qui couronne la crête la plus pittoresque et la plus ravissante qu'il soit possible de rencontrer sur la rivière du Don.
c'est là, dans ce site enchanteur, que chaque année - le dernier dimanche de juillet - se déroule le séculaire pélerinage de Sainte Anne des Lieux Saints.
Les fresques de la chapelle représentent à la fois l'histoire et les légendes de ce site.