GUÉMENÉ-PENFAO, QUEL NOM !

C’est un nom bretonnant qui se remarque en Pays Gallo, et c’est un nom qui en dit long !

Gwenn Menez c’est la « colline blanche » ou la « montagne sacrée ».

Pen faou c’est « le bout du bois de hêtre ».

En breton actuel, cela donne « Gwenn-Menez », mais s’écrit « Gwenvenez », car le mot « menez » devient « venez » en subissant une mutation par adoucissement du fait de « gwenn » placé devant.

 

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guémené-penfao, berceau de la blanche hermine, symbole des bretons

 

LA LÉGENDE DE LA BLANCHE HERMINE (extraite du livre de Yoran EMBANNER : « Légendes celtiques de Bretagne »)

Le 22 février 1327 restera pour les Bretons une date mémorable, non pas qu’il eût un événement important, mais l’histoire eût été oubliée depuis longtemps si le duc Jean III n’en avait fait cas. L’hiver avait été particulièrement rude. La campagne bretonne était enneigée depuis plus d’une semaine. Or ce jour-là, en l’an de grâce 1327, le duc était à la chasse avec sa cour. Tout ce beau monde avait passé la nuit, et donc la soirée, au château du seigneur de Bruc. Les cavaliers, enhardis par le froid matinal, débouchèrent des bois sur une prairie en pente, au lieu-dit : le Tahun en Guénouvry. Au bas coulait un petit ruisseau, affluent du Don et là, spectacle étonnant, un groupe de paysans, armés de fourches et de piques, acculaient une hermine qui leur faisait face, le dos au ruisseau boueux. Ce faisant, le duc accourut pour s’enquérir de la situation.

– Hola, braves gens, que se passe-t-il donc ? Est-ce cette hermine qui provoque votre courroux ?

– Assurément mon seigneur ! On tient à nos poules et à nos lapins, et cette belette en fait grand carnage.

– Et vous l’avez surprise égorgeant vos lapins ?

– Dame non, mon seigneur ! Mais on préfère prendre les devants.

– Autrement dit, elle ne vous a rien fait ?

– Pas encore, c’est vrai.

– C’est bien ce que je pensais et cette bête est une hermine, non pas une belette. Les deux se ressemblent, certes. Mais voyez vous-mêmes, elle est toute blanche et le bout de sa queue est noire. Je vous le demande, laissez-lui la vie sauve.

Les Bretons, peuple rebelle par nature, respectaient leur souverain, non pour son titre, mais pour ce qu’il était, courageux, honnête et juste. D’ailleurs Jean III n’était-il pas surnommé Jean III le Bon ? Comme le duc leur avait demandé, les paysans laissèrent partir l’hermine, trop heureuse de s’en tirer à si bon compte.

Sur le chemin du retour, le duc était songeur, une hermine sait très bien nager, il lui aurait suffi de traverser le ruisseau et d’atteindre l’orée de la forêt à 300 toises tout au plus (environ 150 mètres). Pourtant, elle ne l’a pas fait, préférant faire face aux paysans alors qu’elle n’avait aucune chance. La seule explication plausible, c’est que l’hermine ne voulait surtout pas salir sa fourrure blanche immaculée. Elle préférait mourir.

Suite à ce petit événement, l’hermine devint le symbole de la Bretagne, le blason un champ d’hermines plain qu’on trouve en quartier sur le gwenn ha du, le drapeau breton actuel. La Bretagne y trouva aussi sa fière devise : Kentoc’h mervel eget bezañ saotret : Plutôt la mort que la souillure. On y verra par extension, le refus de toute soumission.

 


 

LA LÉGENDE DE LA FÉE CARABOSSE

Le lin

Il y a bien longtemps, dans la Vallée du Don,

Au temps des châteaux forts, des tours et des donjons

Les paysans d’alors allaient de bon matin,

Aux abords de l’étang pour y semer le lin.

Un jour passa près d’eux, une femme en haillons,

Maigre, vieille, bossue et s’aidant d’un bâton.

« Voyez cette harpie, disaient les paysans,

On dirait un tas d’os allant clopin-clopant »

Les moqueries fusaient à longueur de journée

La vieille n’allait pas pouvoir leur pardonner.

« Souvenez-vous de l’heure et du jour, mécréants,

À compter de ce jour, miséreux paysans,

Si vous semez le lin à tout autre moment,

Il ne poussera plus pendant au moins mille ans »

Ils rirent de plus belle en entendant ces mots

Ne prenant au sérieux aucun de ces propos

Mais ils ne savaient pas que cette femme était

La Fée Carabosse aux mille pouvoirs secrets.

Alors depuis ce jour, dans la Vallée du Don

Le lin ne pousse plus…. vous savez la raison…                                                                                                                                                             

 

Le rocher

Un beau matin d’été en traversant le Don

Carabosse, la fée, se blessa au talon

Et voulût se soigner ; elle n’y parvint pas

Alla voir un sorcier qui lui recommanda

Un remède magique aux effets fulgurants

Mais le mal était là depuis bien trop longtemps…

Chaque jour le talon continuait de durcir.

Et si cela durait, qu’allait-il advenir ?

Puis la jambe, les bras et enfin tout le corps

Devinrent aussi durs que la pierre, et alors

La malheureuse fée se trouva transformée

À côté de l’étang, en énorme rocher.

Il paraît cependant que par les nuits très sombres

Elle redevient femme, et rôde comme une ombre…

 

Poèmes de Danièle MAZZIER

 

Vous pouvez également retrouver l’intégralité de la légende de la Fée Carabosse dans le livre de Yoran EMBANNER : « Légendes celtiques de Bretagne » 

 

 

 

 

 


 

PRÉSENTATION DE LA COMMUNE

Guémené-Penfao est une commune pleine d’attraits : touristiques, géographiques, économiques….

De par son implantation à la croisée des départements de Loire-Atlantique, d’Ille-et-Vilaine et du Morbihan, elle a tout les atouts des petites bourgades rurales, tout en conjuguant sa proximité avec les grands centres urbains que sont Nantes, Rennes et même Vannes.

Il fait donc bon vivre à Guémené-Penfao, mais également y venir pour son calme, sa verdure, ses sentiers de randonnée pour partir à la découverte de la Vallée du Don ou sur les bords de Vilaine….
Elle se découvre à pied, à cheval, en canoë, en vélo, en calèche….
Elle cache des trésors en son sein : architecture, patrimoine, culture…

Mais ce qui fait sa particularité, c’est le dynamisme qui s’en dégage, épaulée dans son rôle de « grande sœur » par ses 2 sections de commune que sont Guénouvry et Beslé-sur-Vilaine….

Guémené-Penfao, chef-lieu de canton

Avec ses 10 551 hectares, Guémené-Penfao est l’une des communes les plus étendues de France.

Elle constitue un des dix chefs-lieux de canton de l’arrondissement de Châteaubriant.

Le canton de Guémené-Penfao se compose désormais de 18 communes :

Guémené-Penfao en quelques chiffres

  • 5 262 habitants (2014)
  • Superficie : 10 551 ha, dont
    • section de Beslé-sur-Vilaine : 1 701 ha
    • section de Guénouvry            : 2 938 ha
  • Densité de population : 49.9 habitant/km²

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