Le Pays de Guémené-Penfao a été pendant longtemps une zone d’influence bretonne. Ainsi, on y a parlé breton jusqu’au XIIIe siècle.

Rien d’étonnant alors, que son nom soit issu du breton…

 

Guémené-Penfao ou Gwenvenez-Penfaou… Mais qu’est-ce que cela signifie ???

Gwenn Menez c’est la « colline blanche » ou la « montagne sacrée ».

Pen faou c’est « le bout du bois de hêtre ».

En breton actuel, cela donne « Gwenn-Menez », mais s’écrit « Gwenvenez », car le mot « menez » devient « venez » en subissant une mutation par adoucissement du fait de « gwenn » placé devant.

 

 

Bienvenue donc dans ce pays de bois et de pierres, fier de ses origines bretonnes et riche de son histoire et des personnages qui y ont laissé leurs traces…

 

Un peu d’histoire…

Guémené-Penfao est une commune très étendue qui regroupe quatre villages à l’origine autonomes : Guémené et Penfao, réunis en 1633 par Henri de Bourbon, prince de Condé, et Beslé et Guénouvry, rattachés à la commune après la Révolution.

Les plus anciens vestiges d’occupation retrouvés sur le territoire sont les ruines d’un petit camp romain situé au lieu-dit Camargois.

Le nom de la paroisse est attesté sous les formes (Plebs) Uuin-Monid en 852, Winmonid en 852 ou 853, Lespenfau en 862 et Wenmened en 1123, Wenmonid7, Kémené, Gemené vers 1205, Guemene en 1287, Guemene Penfault en 1427, 1431, 1487 et en 1779.

 

Les faits historiques marquants ont été relativement nombreux sur le territoire au cours des siècles.

L’ancienne voie romaine menant de Rennes à Nantes traverse Beslé ; c’est là que César passe, à la tête de ses légions, pour aller réduire les Namnètes révoltés….

En 1570, la rue de Châteaubriant aurait pu s’appeler la voie royale, car elle vit passer le roi Charles IX, accompagné d’un brillant cortège comprenant notamment la reine mère Catherine de Médicis, Marguerite de Valois (future femme de Henri IV), le duc d’Anjou (futur Henri III), et le duc de Guise.

 

Un pays de légendes

La légende de l’hermine

Il semblerait que lors de l’hiver 1327, lors d’une partie de Chasse dans la région de Guémené-Penfao, Jean III le Bon, Duc de Bretagne, fut témoin d’une scène qui le marqua : des paysans avaient acculé une hermine au bord d’un ruisseau boueux. Cependant cette dernière, au lieu de fuir à la nage, préféra leur faire face.

Jean III sauva l’infortuné animal …

Son aventure vous est contée sur la page « Guémené-Penfao, berceau de la blanche hermine, symbole des Bretons »

 

La légende de la Fée Carabosse

La Fée Carabosse a laissé son empreinte jusque dans les contours du territoire… Vous pourrez peut-être l’apercevoir au détour d’un bois ou bien près du rocher qui porte son nom….

Suivez-la au travers de sa légende… et « Entrez au pays de la Fée Carabosse »

 

Guémené-Penfao vue du ciel

Vous remarquerez la silhouette de la Fée Carabosse sur son balai…

 

 

 

Blasonnement

Parties de gueules et d’azur : au premier, à la croix tréflée d’or, au second, un arbre arraché d’argent ; au chef d’hermine.

Parties de gueules et d’ azur signifie que les deux parties principales du blason sont, rouge pour celle de droite (dextre) et bleue pour la gauche (senestre). On notera que la notion de droite et de gauche est inversée en héraldique par rapport à la notion que nous en avons. La description du blason est faite par celui qui le porte en ses armes c’est-à-dire sur son bouclier. La « croix tréflée » est sans nul doute une référence à la religion, le fait qu’elle soit tréflée est un choix d’ esthétisme et de différenciation alors que son métal, l’or, a une très forte signification symbolique. L’ « arbre arraché » est un hêtre, rappel à l’ étymologie du nom de Guémené-Penfao, Penfao signifiant en breton « bout du bois de Hêtre ». Son métal, l’argent ayant lui aussi une forte signification symbolique

Le « chef d’hermine » indique que le haut du blason est constitué d’une des deux fourrures employées en héraldique. Elle indique l’appartenance de la ville au Duché de Bretagne.

Commentaires :

  • GUEULES : une des cinq principales couleurs (émaux) utilisées en héraldique. L’origine du nom, ramené par les Croisés comme de nombreux termes héraldiques, vient de ghuil, mot Turc générique pour tout ce qui est rouge. Elle symbolise la force, le feu, le fer et la loyauté.
  • AZUR : une des cinq principales couleurs (émaux) utilisées en héraldique. L’origine du nom est lui aussi d’origine Arabe, il vient de azul, couleur bleue. Elle symbolise la justice, la pureté, la beauté.
  • L’ Or : un des deux métaux héraldiques. « Le plus noble de tous les métaux », marque de solidité, de pureté et de perfection,
  • L’ Argent : second métal héraldique. Il symbolise l’espérance, l’innocence, l’humilité et la victoire.
  • L’ Hermine : Une des deux fourrures héraldiques. Son origine vient de La Petite Arménie (nom de la Cappadoce au moyen-âge), pays où les Croisés découvrirent cet étrange petit animal blanc avec seul le bout de la queue noir et qui, s’il est taché et ne parvient pas à se nettoyer, préfère se laisser mourir. Les Ducs de Bretagne prirent cette fourrure symbole de la pureté en leurs armes et la Duchesse Anne que l’on a représenté souvent vêtue d’ Hermine, adopta la devise « Kentoc’h mervel eget besan saotret » en Breton, « potius mori quam foedari » en latin, ce qui signifie : « plutôt la mort que la souillure » (voir la légende de l’hermine).

 

Devise

La devise de Guémené-Penfao : Aime Dieu et fais ce que doit

 


 

Découvrez Guémené-Penfao en vidéo

 

 


 

PRÉSENTATION DE LA COMMUNE

Guémené-Penfao est une commune de l’Ouest de la France, située dans le département de Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire. Elle est traversée par le Don au centre et la Vilaine au nord (frontière avec l’Ille-et-Vilaine)

Elle comprend, en outre, deux sections de communes, Beslé-sur-Vilaine et Guénouvry, ce qui lui permet d’être la deuxième commune la plus étendue de la Loire-Atlantique (après Loireauxence) et de totaliser 5 340 habitants.

Guémené-Penfao est située à 25 km à l’est de Redon, à 60 km au nord de Nantes, à 65 km au sud de Rennes et à la limite nord de la forêt du Gâvre.

Les communes limitrophes sont Avessac, Plessé, Le Gâvre, Marsac-sur-Don, Conquereuil, Pierric et Massérac en Loire-Atlantique, Langon en Ille-et-Vilaine.

Guémené-Penfao, chef-lieu de canton

Elle constitue un des dix chefs-lieux de canton de l’arrondissement de Châteaubriant.

Le canton de Guémené-Penfao se compose désormais de 18 communes :

Guémené-Penfao en quelques chiffres

  • 5 262 habitants (2014)
  • Superficie : 10 551 ha, dont
    • section de Beslé-sur-Vilaine : 1 701 ha
    • section de Guénouvry            : 2 938 ha
  • Densité de population : 49.9 habitant/km²

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